Jean
Vimenet : biographie / expositions
1914
Naissance à Tours, le 21 mai.
1928
Entre à l'École des beaux-arts de Tours à 14 ans.
Il peint sa première toile, étonnante de maturité,
au lieu-dit La Poudrière à Tours.
1931
Premier prix du concours Conté entre toutes les écoles des
beaux-arts de France (Paris excepté). Maurice Mathurin, directeur
de l'École régionale des beaux-arts de Tours, fait l'éloge
du jeune artiste. Vimenet devient le portraitiste prisé de grandes
familles tourangelles.
1932
Entre aux Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Paul-Albert Laurens.
Parallèlement, il participe au Salon des beaux-arts de Tours, où
sa peinture est remarquée.
1933
Fait la connaissance du sculpteur Jean Carton avec qui il sympathise.
1934
A la mort de Paul-Albert Laurens, les étudiants de son atelier,
par l'entremise de Jean Nepveu Degas, sollicitent Édouard Vuillard
pour qu'il accepte sa succession. Dans un courrier du 15 octobre 1934,
Jean Nepveu Degas note : "Réception très cordiale
de ce grand artiste si simple et modeste. Mais tous nos arguments ne purent
le faire revenir sur un refus sans nulle brusquerie mais obstiné.
Les raisons de ce refus tiennent principalement dans la conviction qu'a
cet artiste de ce qu'un enseignement très régulier ne se
justifie guère (...). Monsieur Vuillard nous a fait le grand honneur
de nous proposer de se mettre régulièrement, deux matinées
par mois, à la disposition de ceux d'entre nous qui désirent
se confier à lui..." Jean Vimenet fait partie de ceux-ci
puis demeure l'unique étudiant accepté par Édouard
Vuillard, qui le prend en amitié et le soutient dans sa démarche
picturale. Il le suit pendant quatre ans.
1936
41e Exposition des amis des arts d'Angers, où il est présenté
- ce qu'il réfutait - comme l'élève de Vuillard.
Part effectuer son service militaire en avril à Haguenau.
1937
Fait connaissance, lors de l'Exposition universelle, du cinéaste
Paul Grimault ainsi que des frères Prévert.
1938
Achève son service militaire et expose au salon des beaux-arts
de Tours et au Salon d'automne de Paris où il expose le Joueur
de violon. Pour la première fois, il travaille directement
pour Édouard Vuillard sur une fresque commandée par la SDN
à Genève : les Muses protégeant la paix. Il
est chargé par Vuillard d'effectuer le report aux carreaux. Édouard
Vuillard voudrait que son jeune protégé rencontre Pierre
Bonnard. Fait connaissance cette même année de Chaïm
Soutine. Tous deux sympathisent : longues discussions sur les notions
de perception. Occupe un temps un ancien atelier de Fernand Léger,
qu'il rencontre aussi.
1939 Évolution
de l'uvre vers une épure. Mort de son père. Rappel
sous les drapeaux en août.
1940
Mort de Vuillard. La perspective de la rencontre avec Pierre Bonnard -
installé depuis peu au Canet - disparaît. Vimenet est démobilisé
en août.
1941
Pour survivre, l'artiste collabore aux films d'animation de Paul Grimault
(les Passagers de la Grande Ourse).
1942/1946
Fait la connaissance d'Alexandre Trauner, d'Henri Alekan, du modèle
(notamment de Jean Carton) puis sculpteur Michèle Forgeois qui
lui fait rencontrer Picasso au Bateau-lavoir. Il rencontre également
Consuelo de Saint-Exupéry chez qui il exécute plusieurs
aquarelles. Nouvelle collaboration aux films de Paul Grimault (l'Épouvantail,
1943 ; le Voleur de paratonnerres, 1944 ; la Flûte magique,
1946).
1947/1948
Mort de Bonnard. Nouvelle collaboration à un film de Paul Grimault,
sur un scénario de Jacques Prévert (le Petit Soldat,
1947). Éprouvé par la guerre et les quatre années
passées, Vimenet veut fuir l'Europe, partir peut-être pour
le Mexique. Une amie lui permet de rejoindre les États-Unis. Il
y découvre une lumière et un espace différents qui
influeront sur l'oeuvre future. Il y réalise plusieurs toiles et
dessins, perdus ou détruits pour la plupart. Quitte les Etats-Unis
le 5 octobre.
1949
Réside à Paris. Son style pictural évolue : l'Autoportrait
à la chemise verte en est le symbole. Collabore à la
Bergère et le Ramoneur, de Paul Grimault. Rencontre le poète
Maurice Fombeure. Dessine pour les journaux.
1950
Rencontre sa future épouse, la journaliste Jacqueline Weil (Catherine
Bergère), qui devient quelques semaines plus tard Catherine
Vimenet.
1951
Participe avec plusieurs autres artistes, dont Elsa Enriquez et Paul Grimault
à la création des masques des comédiens de Tentative
de description d'un dîner de têtes à Paris-France,
de Jacques Prévert. Il est très ami avec Pierre Brassaï
ainsi qu'avec Maurice Baquet.
1952
Avec le soutien de Jean Carton, Vimenet obtient le Prix Abd el-Tif de
peinture : séjour de deux ans à Alger à la villa
Abd el-Tif. Il quitte la France en compagnie de l'autre peintre lauréat,
Pierre Parsus et sa femme Lucette.
1953
Découverte d'Alger et de ses environs. Le choc est intense. Vimenet
parcourt la ville en compagnie de Parsus. En mars, des journalistes l'interrogent
: "Quel est votre peintre préféré ?"
Réponse : "Cézanne... Avec lui, on apprend. Mais
le travail, c'est épurer et non répéter."
Une première exposition particulière de Vimenet et Parsus
à la Villa a lieu le 7 mai. La presse est élogieuse. L'Écho
d'Alger écrit : "Il y a sans doute longtemps que dans
cette villa où défile pourtant une part de l'élite
des jeunes peintres français, il n'y a pas eu d'exposition de cette
classe ni de cet intérêt. (...) Jean Vimenet (...), plus
inquiet, plus mesuré, a abordé déjà des étapes
différentes, cherchant dans la magie de la couleur pure jusqu'à
l'illusion de la matière. Les amateurs de peinture trouveront de
lui une grande toile du jardin d'Abd el-Tif couvert de fleurs. Ils y reconnaîtront
une très grande toile et sans doute personne depuis qu'il existe
des peintres à Abd el-Tif n'a ni abordé un thème
aussi ardu, ni si totalement réussi à s'en rendre maître."
1954
Voyage en Kabylie, près de Tizi-Ouzou, à Michelet. Février
- mars : exposition à Oran, Galerie Colline. Nouvelle exposition
particulière à la Villa Abd el-Tif avec Parsus en novembre
: le gouverneur général Roger Léonard, le doyen Jean
Alazard et M. Berton, directeur des Beaux-Arts, président le vernissage.
Achat d'uvres par les musées d'Oran, d'Alger et le département
des affaires culturelles marocaines. De retour en région parisienne,
Jean Vimenet retrouve Pierre Brassaï (il existe une parenté
entre plusieurs sculptures miniatures et montage d'objets de celui-ci
et l'uvre ultérieure de Vimenet).
1955
Le Musée d'art moderne et les affaires culturelles de la Ville
de Paris acquièrent des uvres "algériennes".
Vimenet expose au Salon des Indépendants (Paris) ainsi qu'en mai,
à la galerie Marguerie (48 Bd Malesherbes). L'Aurore note
: "Ce jeune peintre expose trop rarement. [...] L'exposition qui
vient de s'ouvrir [...] n'en est que plus significative et révélatrice
de son évolution, de son enrichissement constant depuis 1945. Elle
rassemble l'essentiel de son uvre africain, cinquante toiles et
dessins d'une vigueur, d'une originalité remarquable..."
Alexandre Calder, qui apprécie beaucoup son travail, devient un
familier des expositions de Jean Vimenet.
1956 Exposition
de l'Afrique du Nord à Bordeaux et Salon d'automne à Paris.
1957
Février : salon Comparaisons (Musée d'art moderne de la
Ville de Paris). Son uvre, toujours intimiste dans ses sujets, gagne
de plus en plus en épure, en identité.
1958/1961
Première période de retrait relatif : il travaille beaucoup
et expose peu. Ses toiles, traitées en longs pans verticaux, tendent
à une expression plus abstraite. Il réalise notamment une
très grande uvre, en écho à la déchirure
algérienne : la Guerre d'Algérie.
1962
Il réside à Cachan. Sa peinture évolue notablement.
La couleur est au centre de ses préoccupations. Ses formes colorées
sculptent les espaces évoqués. Le végétal
est le prétexte idéal de cette exploration. Les intérieurs
redeviennent aussi de grands supports d'études. Première
exposition de groupe Galerie Cinq-Mars (Bd Hausmann), "Aquarelles
et gouaches de..." avec Bazaine, Braque, Carrade, Chagall, Chastel,
Dayez, Derieux, Edelmann, Estève, Garbell, Gischia, Lagrange, Lapicque,
Lapoujade, Maréchal, Matisse, Miro, Pierre-Humbert, Picasso, Ravel,
Rouault, Segonzac, Singer, Vallery-Radot, Vieira da Silva, Villon.
Deuxième exposition de groupe Galerie Cinq-Mars,"50 peintures
de...", en compagnie de Asse, Beaudin, Cabus, Chastel, Coulot, Dayez,
Derieux, Edelmann, Garbell, Gastaud, Geer Van Velde, Gischia, Lagrange,
Lapicque, Lapoujade, Maréchal, Piaubert, Pierre-Humbert, Pignon,
Ravel, Schiffman, Vallery-Radot et Lobo.
1963
Exposition Cercle Volney, à l'occasion des États généraux
du désarmement. Exposition de lithographies à Amsterdam.
1964
Exposition particulière Galerie Cinq-Mars, autour du thème
de l'oiseau. La presse réagit : "Vimenet, avec un certain
souvenir du cubisme, représente toutes les variations de l'objet
dans une palette claire qui ne nuit pas à la rigueur de son style."
(Paris-Presse - L'Intransigeant). Son travail est de plus en plus
fluide : il utilise beaucoup les encres de couleurs. Nouvelle exposition
de groupe à la Galerie Cinq-Mars : "Affiches, estampes, dessins",
en compagnie de Beaudin, Ben Dov, Borès, Cabus, Chastel, Dayez,
Dérieux, Edelmann, Gischia, Lagrange, Lapicque, Maréchal,
Pierre-Humbert, Pignon, Ravel, Singer, Geer Van Velde.
1965
Il travaille à deux séries principales : "Femmes à
la machine" et "Poissons dans le bocal". En octobre, la
Galerie Cinq-Mars l'accueille une nouvelle fois pour présenter
des uvres de cette dernière série. Jacques Michel
écrit dans le Monde : "[Vimenet] s'est aujourd'hui
libéré de la forme dure, du trait tranchant, et prend goût
à l'arabesque, à l'indétermination du flou. Tout
compte fait, Vimenet y gagne en richesse d'expression." (22 octobre).
Durant l'été, il effectue un long voyage en Crète.
Il séjourne trois mois dans un petit village isolé du Sud,
Arvi. Retrouvant une lumière méditerranéenne, plus
violente que celle d'Algérie, il en ramène une moisson solarisée.
1966
Ces notes donnent lieu à une série de toiles et de dessins,
dont le sujet exclusif cherche à capter la saturation de la lumière
crétoise. Première exposition des artistes de Cachan et
d'Ile-de-France. A Pâques, voyage aux Pays-Bas pour voir de plus
près les grands maîtres du Nord, particulièrement
Rubens, Van Gogh, Rembrandt. Septembre/octobre : tournage du film de Robert
Bresson, Mouchette. Vimenet est Mathieu, le garde-chasse.
1967
Ce tournage est le point de départ d'un travail puis d'expositions
particulières, "Portrait d'un film", à Paris (Galerie
du Passeur, rue du Bac, 75007) et à Cannes. Il s'installe à
Croissy-sur-Seine, où ses conditions de travail sont plus difficiles.
Deuxième période de retrait relatif : il travaille beaucoup
mais se contente d'exposer annuellement à la Biennale de Cachan.
1968
Il revient à des thèmes champêtres. Deuxième
Biennale des artistes de Cachan et d'Ile-de-France. Il commence un travail
sculpté.
1969
Poursuite du travail sculpté. Série de dessins à
la plume très grand format. Mort de sa mère.
1970
Troisième Biennale des artistes de Cachan et d'Ile-de-France.
1971
Série de dessins très libres et joyeux, alternant souvent
encre de Chine et encres de couleurs, presque "picassiens" (la
Portugaise). Poursuite de son travail sculpté.
1972
Quatrième Biennale des artistes de Cachan et d'Ile-de-France, peinture
et sculpture.
1973
Poursuite de son travail sculpté et introduction de ses premiers
"os transformés".
1975
Cinquième Biennale des artistes de Cachan et d'Ile-de-France, peinture.
1977
Parmi ses os peints du moment, la Femme assise de dos, délicat
travail d'altération et de trompe-l'oeil : ce petit os d'à
peine 20 centimètres devient une uvre peinte et sculptée,
aux matières subtiles.
1979
La plaine de Croissy lui inspire plusieurs nouvelles toiles. Il peint
un très grand format, anti-photo d'un éternel instant,
le Dimanche à Croissy. Sixième Biennale des artistes
de Cachan et d'Ile-de-France, peinture et dessin grand format.
1980
Il s'installe en Touraine, près de Descartes, dans le village de
Neuilly-le-Brignon. Il déclare dans la Nouvelle République
du Centre-Ouest : "Ce retour aux sources agit sur moi comme un baume
de jouvence. Je n'ai jamais tant travaillé. Loin du tumulte et
des parlotes de Paris, je redécouvre la lumière de mon pays..."
1981
Septembre/octobre : première exposition rétrospective à
l'église Saint-Laurent de Beaulieu-lès-Loches (Indre-et-Loire),
"Cinquante années de peinture". Octobre : galerie Lavoisier,
sculptures (Tours). Exposition particulière d'uvres récentes
à Tours (Siège social de la Banque populaire). Son travail
d'objets, autour de cailloux, de bois et d'os s'amplifie.
1982
Septième Biennale des artistes de Cachan et d'Ile-de-France, peinture.
Juin/septembre : participation à l'exposition de groupe "L'espace
d'un été", Institut audiovisuel (Paris).
1983
Janvier/février : exposition particulière, peintures, sculptures
et dessins, La Tuilerie, centre culturel de Chambourg-sur-Indre (1re exposition
publique de la Guerre d'Algérie). Parution du livre Vimenet,
la statue sans socle, de Pascal Vimenet (Edition Hervas, Paris).
Le Monde réagit à la publication de l'ouvrage : "Ses
toiles à la suite de Turner et des nabis font voyager l'oeil dans
la lumière et les couleurs (...).Depuis les années 30, {Jean
Vimenet} suit le même fil invisible vers la nuance et le rythme".
Il fait la connaissance du conservateur du Musée national des beaux-arts
de Tours, Jacques Nicourt. L'estime réciproque devient indéfectible
amitié. Elle aura des suites.
1984
Exposition rétrospective à la galerie Weber (Hilton - Genève).
1985
20 septembre-1er décembre, rétrospective de 104 oeuvres
au Musée national des beaux-arts de Tours (Indre-et-Loire). Jacques
Nicourt en préface le catalogue. La Nouvelle République
du Centre-Ouest note : "Il est rare qu'un musée des beaux-arts
organise une exposition sur un peintre vivant, situé en dehors
des modes, de surcroît, et celle-ci représente une juste
consécration pour Jean Vimenet...." Vimenet figure au
Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse, tome X (p. 10
789).
1987
Exposition "Regards - artistes connus et méconnus de la collection
Pierre et Denise Lévy" (Musée du Florival, Guebwiller
- Alsace).
1988
Il peint un grand triptyque, Planète minérale.
1990
Présentation privée de 80 oeuvres au château de Thenay
(Vienne), proposée par Joss et Jean-Dominique Leroy.
1991-1993
Trois expositions particulières au château de Thenay.
1993
Exposition particulière à l'occasion de l'inauguration du
Centre culturel de la ville de Descartes (Indre-et-Loire). André
Glucksman est présent.
1996
Début de tournage du film documentaire Cet homme à la
chemise verte (Un peintre secret); Jacques Nicourt y tient le rôle
de l'interlocuteur.
1998
Fin du tournage du film documentaire Cet homme à la chemise
verte (Un peintre secret). Jean Vimenet en voit la copie de travail
montée. Le film est inédit depuis.
1999
Jean Vimenet décède à Tours, le 26 mai.
2000
23 mars, création de l'association Jean Vimenet, son uvre.
25 juin, pose d'une plaque commémorative à Neuilly-le-Brignon.
Premier hommage en région Centre : 26 octobre - 18 novembre : "Parcours"
(30 photographies et reproductions à la Fnac-Tours); 8 - 21 novembre
: "Peinture et cinéma" (40 photographies et oeuvres aux
Cinémas Studio de Tours); 2 novembre - 2 décembre : "Dans
l'ombre projetée du mouvement des nabis" (150 oeuvres exposées
au Centre culturel communal de Descartes); projections et interventions,
du 26 octobre au 15 décembre, dans 20 salles de cinéma de
la région Centre, dont Orléans.


Commentaire
sur l'artiste
Jean Vimenet est un artiste rare. Rare par la richesse d'expression originale
dont il a su faire preuve tout au long d'un parcours qui a traversé
le siècle passé. Rare par sa discrétion qui a bien
failli l'effacer de la mémoire de notre époque pressée
et oublieuse. Rare par sa constance inébranlable à saisir
la sensation chromatique comme poésie du monde. Rare enfin par
sa croyance inaltérée en la vie et en l'humain.
Le
temps et le recul qui, inéluctablement, sont survenus, permettent
désormais au flâneur attentif de saisir la force et la cohérence
d'un processus créatif qui commence à la fin des années
20 pour s'achever en 1999.
Jean Vimenet, à l'image d'un de ses premiers amis artistes, le sculpteur
Jean Carton, croyait au vrai travail et à la simplicité.
Sa recherche était vécue comme un jeu et une joie où
seule comptait la réussite de ce "qui tient". C'est-à-dire
de ce qui est solide et justifié du point de vue du graphisme,
de la composition et/ou du chromatisme. Le reste - virtuosité,
modes, notoriété, coterie, critères commerciaux -
était exclu pour ne laisser jouer qu'un seul étalon, celui
de l'authenticité.
Travail
d'exploration, l'uvre de Vimenet présente l'immense qualité,
tout en gardant une cohésion intérieure profonde, de ne
jamais s'enfermer dans une répétition facile. Le chromatisme
et le graphisme ou la matière - lorsque l'artiste se met à
sculpter pierres et bois - semblent attiser sans relâche une même
obsession, avec un même étonnement renouvelé. Le battement
du vivant. Ce qui, par définition, échappe.
Et
l'artiste, à l'image de ses autoportraits, n'est pas là
en exhibitionniste mais en songeur tourmenté, en visionnaire chromatique,
en démiurge des jeux de lumière.
Sa
palette, qu'elle appartienne aux années 30 ou aux années
60, si elle propose, au fur et à mesure du temps qui passe, un
éclaircissement, une solarisation optimiste et communicative, n'en
demeure pas moins fidèle aux couleurs de prédilection des
débuts. Des ocres jaunes, presque métaphysiques, des bleus
profonds très "intérieurs", toujours des surgissements
d'éclats, de clarté, tous les signes d'une épiphanie
chromatique.
Épicurien
et ironique séducteur, Vimenet célèbre à chaque
fois les minuscules miracles perpétuels de la vie, respectant l'héritage
classique tout en le détournant de mille manières : banalisation
ou éviction du sujet, jeu sur les formats, techniques mixtes. Son
uvre, dont l'origine est empreinte de l'influence nabi et a éprouvé
des "affinités électives" lors de l'exceptionnelle
rencontre de l'artiste très jeune et d'Édouard Vuillard,
procède des mêmes principes. Humour, intimisme, utilisation
des couleurs pour la spatialité, construction "cézanienne",
modernisme graphique.
Dans
les uvres des années 30 dominent le vibrant et l'inachevé,
en tant que figures de l'instant. Dans celles des années algériennes,
la fugacité semble surgir d'aplats chromatiques plus denses et
plus libres à la fois. Dans les uvres des années 60,
se manifeste le principe fondateur de l'uvre entier : perpétuelle
pirouette de variations sur plusieurs thèmes (les poissons, les
femmes à la machine, les jardins, les fenêtres, portrait
d'un film...), travail refondateur où ce qui est interrogé
est en définitive la praxis même de l'artiste.

Coupures
de presse
1953
: "On devine dans cette uvre une tension de l'esprit,
de la sensibilité, une lutte pour mieux pénétrer
et traduire les thèmes ainsi renouvelés. Les sujets? La
villa; les jardins somptueux découverts dans l'encadrement d'une
fenêtre; la rade ouverte sous [ses] yeux [lui a] proposé
des thèmes suffisants pour [ses] premières armes algériennes;
et aussi Tipasa, Bou-Haroun, les ports minuscules de la côte. Vimenet
a ajouté à ses découvertes du paysage des portraits
et surtout des études savoureuses de l'enfant Lounet, vingt mois,
le sien (...). N'omettons pas de signaler encore, à l'actif de
cet artiste, vraiment complet, un "Buste de Catherine", d'un
modelé ferme et franc, enfermant une vérité qui ne
se contente pas de la forme extérieure mais s'exprime en profondeur".
(presse algéroise)
1953
: "Sensible à une poésie intime que lui suggère
la nature, [Vimenet] s'exprime avec simplicité et se contente
de dire l'essentiel pour dire beaucoup de choses subtiles. Les
Ruines de Tipasa, dans leurs décors d'arbres et de ciel,
chantent la lumière avec des accords justes, mesurés. La
grande plaine rouge devant les montagnes de Blida n'est pas une des moindres
conquêtes du peintre : les jeux de la lumière dans les vagues
et les rochers sont une douce musique de chambre. (...) C'est un peintre
authentique." (Dépêche quotidienne - 7 mai)
1954
: "Vimenet a, lui aussi, tenu ses promesses. Largement. [...]
L'intimisme se révèle dans une composition magistrale :
le Repas du soir [...]. Il en jaillit une émotion
d'artiste cultivé qui ne néglige aucune nuance du sentiment."
(presse algéroise)
1955
: "Travaillant en Algérie, Vimenet s'est gardé
de toute couleur locale facile; son refus de toute facilité est
d'ailleurs plus général : son art est d'une vigueur et d'une
solidité exceptionnelle donnant l'impression d'une maîtrise.
Calmes natures mortes riches en notations multicolores, feuillages enchevêtrés
qui croulent en cascades jusqu'au rivage, un très calme et émouvant
Repas du soir (on pense à Vuillard), autant de toiles
remarquables, construites à partir d'un dessin très sûr."
(Arts)
1955
: "Il a su se débarrasser de cette lourde influence
[celle de Vuillard] pour arriver à cette belle peinture, colorée
et chantante, vigoureuse et nuancée où la virilité
s'allie à une émouvante sensibilité." (Maurice
Fombeure)
1964
: "Vimenet avec un certain souvenir du cubisme, représente
toutes les variations de l'objet dans une palette claire qui ne nuit pas
à la rigueur de son style." (Paris-Presse l'intransigeant)
1964
: "La nature est latente dans la peinture de Vimenet et quelquefois
à peine transposée. [...] Tantôt la matière
est épaisse et riche, plus souvent elle a des grâces de pastel.
Mais l'uvre est toujours très écrite, les rapports
justes, le chromatisme élevé, ce qui est toujours une direction
picturale. Vimenet a pleinement le sens de l'espace et de la synthèse."
(Combat, François Pluchart)
1967
: "On ne peut s'étonner qu'un peintre ait été
inspiré par un sujet si riche en possibilités plastiques
et captivé par le spectacle d'un studio en pleine activité
(...). Picturalement à la limite du figuratif, le sujet a été
parfaitement transcendé, les formes épurées se détachent
en ombres chinoises et semblent danser. Pour ce surprenant ballet, Jean
Vimenet a retenu les couleurs les plus significatives (...). Il a su éviter
l'écueil qui consistait à peindre le film d'un film et a
ainsi fixé pour longtemps le portrait du cinéma." (Les
Lettres françaises)
1967
: "Le peintre devenu acteur nous donne une vision très
personnelle de l'envers du cinéma : sunlights qui cassent les formes
et reconstruisent un nouvel univers de volumes et de lignes (...). Tout
un monde dont Jean Vimenet déclare qu'il l'a trouvé aussi
passionnant que celui de la tauromachie." (le Nouvel Observateur)
1967
: "Les toiles de Jean Vimenet témoignent de cette ambiance
[dramatique]. Peintes en noir et blanc, comme le film, elles
sont presque toutes peuplées de personnages fantasmagoriques exécutant
un ballet insolite dans l'ombre. (...) La couleur, cependant, n'en est
pas totalement absente : outre les jaunes qui dominent un peu partout,
elle explose dans [plusieurs] compositions." (le Coopérateur,
François Martinez)
1983
: "Ses toiles, à la suite de Turner et des nabis, font
voyager l'oeil dans la lumière et les couleurs (...). Depuis les
années 30, [Jean Vimenet] suit le même fil invisible
vers la nuance et le rythme." (le Monde)
1985
: "Il est rare qu'un musée des beaux-arts organise
une exposition sur un peintre vivant, situé en dehors des modes,
de surcroît, et celle-ci représente une juste consécration
pour Jean Vimenet." (la Nouvelle République du Centre-Ouest)
1985
: Grand Dictionnaire encyclopédique Larousse
1988
: "Le peintre est un promeneur, plus encore Jean Vimenet.
Il aime les voyages, connut l'Algérie, l'Italie, les régions
de France, vécut à Paris et dans les cités d'Ile-de-France
avant de retourner s'installer à quelques lieues de sa ville natale,
Tours. (...) Si l'artiste est chercheur d'or, et Jean Vimenet plus que
tout autre ressemble à ces colosses barbus qui partaient pour les
terres aurifères de l'Ouest, il est avant tout poète, préférant
à cet étrange instinct vénal de la possession, la
fièvre de la quête, la joie de découvrir." (la
Tribune de Genève, Claude Jeancolas)

Oeuvres
appartenant aux musées ou aux grandes collections privées
Terre
rouge de Tipasa, huile sur toile, 1953 (achat 1956 : gouvernement
Chérifien du Maroc)
Vue
d'Alger, aquarelle, 45 x 41, 1953 (achat 1955 : Ministère de
l'éducation nationale, direction des arts et des lettres, transféré
au Musée d'art moderne, Centre Georges-Pompidou)
3
eaux-fortes (Alger / Le Port / La Rade), datées de 1954,
tirées en 1983 (Bibliothèque nationale de Paris - Signalées
dans son catalogue Dix ans d'enrichissement du Cabinet des estampes,
De Bonnard à Baselitz, 1978 - 1988, p. V 419, Paris, juin
1992)
La
Rue des Bouchers, huile sur carton, 54 x 41, 1952 (Musée d'art
et d'histoire de Narbonne, entrée : novembre 2000)
La
Rade d'Alger, huile sur toile, 96 x 130, 1954 (Musée des beaux-arts
de Tours, entrée : février 2001)
9
uvres collection Pierre Lévy (Femme à la fenêtre,
huile sur toile, 33 x 41, 1933; Nature morte aux cuivres, huile
sur toile, 91 x 72,5, 1935; les Glaïeuls à la fenêtre,
huile sur toile, 20 x 46, 1938; Intérieur, huile sur toile,
80,5 x 65,5, 1946) (Étude de mains, sanguine, 40 x 25,5,
1945; Nu femme couché, sanguine sur papier, 67 x 52, 1945;
Kabylie, Silhouettes arabes, dessin aquarellé sur papier,
10,5 x 16,5, 1953; la Repasseuse, dessin encre de Chine sur papier,
43 x 61,5, 1963; Paysage Neuilly-le-Brignon, dessin crayon de couleur
sur papier, 22 x 16, 1980)

Ouvrages
ou publications de référence
Cote
des peintres, Akoun (Éditions de l'Amateur, p. 473, édit.
1992)
Vimenet,
la Statue sans socle (Pascal Vimenet, Éditions Hervas, 90 p.,
14 reproductions couleurs, 39 noir et blanc, Paris 1983)
Jean Vimenet, rétrospective - 20 septembre - 1er décembre 1985
(Musée des Beaux-Arts de Tours, avec une préface du Conservateur
des Musées de Tours, 24 p., 10 reproductions couleurs, 7 noir et
blanc, Tours 1985)
Hommage
à Jean Vimenet - "Dans l'ombre projetée du mouvement
des nabis" -2 novembre - 2 décembre 2000 (Association
Jean Vimenet, son uvre, plusieurs témoignages, 36 p., 12
reproductions couleurs, 6 noir et blanc, Descartes 2000)
La
Villa Abd el-Tif, 1907 - 1962 (Élizabeth Cazenave, 320 p.,
1 article et 1 reproduction couleurs sur Vimenet, Association Abd el-Tif,
Paris, 1998)
Vimenet
1914 - 1999, Journal d'exposition (Musée Roger-Quilliot, 8
p. grand format, 8 reproductions couleurs, 6 noir et blanc, Clermont-Ferrand,
janvier 2002)
L'Algérie
des peintres, 1830 - 1960 (Marion Vidal-Bué, 286 p., 400 illustrations
couleurs, 1 article et 1 reproduction couleurs sur Vimenet, Paris, septembre
2002)
La
Peinture des nabis (part importante sur l'uvre de Jean Vimenet)
(Claude Jeancolas, FVW éditions, 216 p., 175 illustrations couleurs,
Paris, septembre 2002)

L'association

Origine
A
l'origine de
la création de l'association Jean Vimenet, son uvre, il y
a la conviction profonde des proches, d'amis et de collectionneurs qui
admiraient l'artiste, décédé en mai 1999 : son oeuvre,
bien qu'inconnue du grand public, ne devait pas se perdre. Ses qualités
devaient être valorisées par des manifestations réfléchies
et enrichir le patrimoine commun.
L'association
est créée le 23 mars 2000. Parmi ses membres fondateurs
figurent l'épouse de l'artiste, ancienne journaliste, Mme Catherine
Vimenet, M. Jacques Nicourt, conservateur en chef honoraire au patrimoine,
M. Gabriel Allignet, dessinateur, ancien membre du Studio des films Paul
Grimault, M. François Martinez, écrivain, M. et Mme
Schreiber,
psychanalystes.
L'association
est dirigée par un conseil d'administration de neuf membres
qui a élu un bureau composé de trois des siens (Présidente
: Claudine Lemaître, ancienne chef d'équipe de la correction
au Monde ; Trésorière : Pascale Nicourt, archéologue;
Vice-Président et secrétaire : Pascal Vimenet, cinéaste).
Au fil de ses
interventions, l'association a su regrouper des passionnés, convaincre
de nombreux interlocuteurs et compte désormais près de 130
adhérents, répartis sur tout le territoire français
et dans quelques pays étrangers. Un quota important de ses membres
réside en région Centre et notamment en Touraine, d'où
l'artiste était originaire. Sa vocation est de faire connaître
et inscrire durablement cette uvre, à l'échelle nationale
et internationale, auprès des institutions muséales, des
centres d'art contemporains, des galeries et des collectionneurs, des
réseaux artistiques et d'écoles de beaux-arts, de divers
décideurs et institutions, des critiques, des universitaires et
des artistes. Elle vise également à regrouper une collection
pérenne exposable durablement.
Actions engagées
par l'association Jean Vimenet, son uvre
25
juin 2000, Neuilly-le-Brignon : première apparition publique
à Neuilly-le-Brignon, village de résidence de l'artiste,
lors de l'inauguration de l'Espace de loisirs Jean Vimenet. La presse
s'en fait l'écho.
Automne
2000 à Descartes, en Indre-et-Loire et dans la région
Centre. Premier hommage : "Dans l'ombre projetée du mouvement
des nabis /Hommage à Jean Vimenet, un artiste du XXe siècle".
150 uvres présentées au Centre culturel de Descartes,
du 2 novembre au 2 décembre 2000 (800 visiteurs); une exposition
photographique à la FNAC de Tours (plus de 1000 visiteurs); une
exposition photographique au cinéma d'art et d'essai les Studios
de Tours (800 visiteurs-spectateurs); une exposition photographique au
cinéma Les Carmes à Orléans (500 visiteurs-spectateurs);
7 programmes cinématographiques, regroupant plus de 20 films auxquels
Jean Vimenet avait collaboré, projetés, du 15 octobre au
15 décembre 2000, dans plus de 15 salles d'art et d'essai de la
région Centre.
25
novembre 2000, Narbonne : accompagnement de la donation d'une toile
de la famille Vimenet (la Rue des bouchers, décembre 1952)
au musée d'art et d'histoire de Narbonne, présence au vernissage
de l'exposition "le Mirage oriental" inaugurant la première
section d'un musée consacrée aux artistes ayant séjourné
à la Villa Abd el-Tif.
16
février 2001, Tours : accompagnement de la donation d'une toile
de la famille Vimenet (la Rade d'Alger, 1954) au musée des
Beaux-Arts de Tours, présence au vernissage de l'exposition "Hommage
aux donateurs, 1996 - 2000".
2
juin 2001, Neuilly-le-Brignon : participation au Rassemblement des
Neuilly de France à Neuilly-le-Brignon, exposition d'une grande
toile (le Dimanche à Croissy) et édition d'un tirage
limité d'étiquettes reproduisant le dessin à la plume,
les Peupliers (Jean Vimenet, 1981), pour un cru de vin régional.
10
octobre - 31 octobre 2001, Paris : aide à la conception de
l'invitation, de l'affiche et du dossier de presse pour l'exposition "Jean
Vimenet, 1914 - 1999" à la galerie Philippe Heim, à
la sélection des oeuvres et à l'accrochage.
30
janvier - 3 mars 2002, Clermont-Ferrand : conception, en collaboration
avec le XXIVe Festival du court-métrage et le Musée d'art
Roger-Quilliot, d'une programmation filmique rétrospective "Hommage
à Jean Vimenet", incluse dans le festival, et d'une exposition
de près de 200 uvres au Musée, comprenant l'élaboration
d'un dossier de presse, d'un carton d'invitation, d'une affiche, et d'un
Journal de l'exposition - tous édités et soutenus par le
Ministère de la culture et de la communication, la Ville de Clermont-Ferrand,
le Musée d'art Roger-Quilliot ainsi que par l'association. A cette
occasion, une carte postale spéciale, reprenant l'iconographie
de l'affiche, est tirée à 15 000 exemplaires et diffusée
gratuitement durant le festival par la Ville de Clermont-Ferrand. Fréquentation
: plus de 5000 visiteurs.
23
- 28 avril 2002, Quimper : Double hommage cinématographique
et pictural nouveau avec l'association Gros Plan, directrice de la manifestation
cinématographique "Les Transversales" : présentation
de toiles autour de la transmission, présentation des films Mouchette,
de Robert Bresson (Jean Vimenet y est acteur), de Cet homme à
la chemise verte (documentaire sur Jean Vimenet). L'exposition inaugure
la manifestation, l'image de l'invitation générale est celle
de l'Autoportrait à la chemise verte (1949). Les Transversales
rendent simultanément hommage (affiche) à Jean Rouch et
Jean Vimenet.
20
octobre - 22 décembre 2002 : "Miroitements", exposition à
la galerie-restaurant "Le Temps détourné" à Vétheuil
(Val-d'Oise).
Printemps
2001 - 2002 : élaboration et soumissionnement du projet de
réhabilitation patrimoniale et de l'affectation artistique du site
du Louroux auprès des institutions du Centre. Adoption du projet
initial pour une étude de faisabilité le 13 décembre
2001 par la direction de la Communauté de communes du Grand
Ligueillois, Projet abandonné en 2002..
26 avril - 4 septembre 2006 : "Métamorphoses" - 90 œuvres
exposé au
musée de Royan.
9 décembre 2006 – 12 janvier 2007 "Un coin d’atelier", 50 œuvres sur papier à la galerie-restaurant "Le temps retrouvé" à Saint-Avertin (Indre-et-Loire)
1er – 30 juin 2007 "Peintures et dessins de Vimenet" au Château-d’Oléron, salle du Bastion royal de la Citadelle, île d’Oléron (Charente-Maritime).
1er avril – 27 mai 2010 "Aquarelles et gouaches pour quatre saisons, les années Touraine" à la galerie-restaurant "Le temps retrouvé" à Saint-Avertin (Indre-et-Loire).
7 mai – 9 juillet 2010 "Peindre le cinéma" (autour de Mouchette, de Robert Bresson) au cinéma L’Eldorado, à l’occasion de l’inauguration de la salle Pierre-Bergé (sous son mécénat) à Saint-Pierre d’Oléron, île d’Oléron (Charente-Maritime). Exposition accompagnée de kakemonos imprimés contextualisant le travail de l’artiste.
2000 – 2010 Inventaire, catalogage, numérisation photographique, encadrement et restauration progressive de l’œuvre. Recherche et rassemblement d’une documentation variée sur l’œuvre et ses contextes. Production éditoriale et filmique.

Édition
Hommage
à Jean Vimenet - "Dans l'ombre projetée du mouvement
des nabis" -2 novembre - 2 décembre 2000 (Association
Jean Vimenet, son oeuvre, plusieurs témoignages, 36 p., 12 reproductions
couleurs, 6 noir et blanc, Descartes 2000)
Une
vie de chien ou l'histoire de Charlot (fac-similé d'une bande
dessinée publiée en 1952 dans Libération illustrées
par 200 dessins retrouvés de Jean Vimenet, préfaces de Marthe
Romains, créatrice des textes de la bande et de Catherine Vimenet,
120 p.)
Jean Vimenet, peintre et sculpteur
(26 avril - 4 septembre 2006 - Musée de Royan), catalogue 56 p., 38
reproductions couleurs, 12 noir et blanc - Royan 2006.
12 cartes postales
Pour
nous joindre, voire nous rejoindre :
Jean Vimenet, son œuvre
4,
place du 18 juin
17260 Saint-André-de-Lidon
Tél. 05 46 92 78 56
Mail. jvsoe.lemaitre@wanadoo.fr
Adhésion
- (cliquer ici pour remplir le formulaire)
Légende
des photographies
(© photos : Paul Richard, Manuel Vimenet, Jean
Vimenet, son uvre / Tous droits réservés)
|